Hatsot 

L'instant où la logique cède

Parachat Bo – Hatsot : 

« Vers le milieu de la nuit, Je sortirai au cœur de l’Égypte… et périra tout premier-né. »
La dernière plaie n’est pas une punition de plus.
C’est l’effondrement de la Hokhmat HaTeva, la sagesse de la nature, la croyance que le monde fonctionne selon une logique autonome, sans Hachem. Le premier-né représente la racine de cette logique : continuité, maîtrise, certitude. En le frappant, Hachem brise la racine même de l’intelligence naturelle.


Tout se joue à Hatsot


La Torah dit : « vers Hatsot ». Moché ne connaît pas l’instant exact, car Hatsot n’appartient pas à l’intellect.


David Hamélekh, lui, se levait à Hatsot non par calcul, mais parce que son violon se mettait à jouer. Hatsot est une résonance, pas une connaissance.


La destruction du Temple correspond à la domination de la logique humaine séparée.

Aujourd’hui, cette Hokhmat HaTeva prend une forme moderne : l’intelligence artificielle — puissante, brillante, mais sans Emouna.


Qui peut lutter contre la logique de sa propre tête ?


Personne, sans casser le sommeil. Hatsot est le remède.


Le Zohar enseigne que Hatsot est l’un des Noms d’Hachem. À cet instant, Hachem Lui-même descend, accompagné des Tsadikim. Ceux qui se lèvent retrouvent la conscience de la Hachga’ha Pratit, la Providence divine vivante.
La délivrance vient de cet instant caché : «Vers Hatsot... ».
Là où la logique s’arrête, commence la liberté.

Bé’ezrat Hachem. בעזרת השם