Tou Bishvat
Célébration de l'Invisible
Tou Bishvat, Nouvel An des Arbres
Certes, on mange des fruits de toutes sortes. On boit les quatre coupes, du blanc au rouge, comme un passage intérieur à travers les saisons.
Fruits entiers, à noyau, à éplucher, avec ou sans écorce : Humanité en miroir. Chacun avec sa protection, sa fragilité, sa vérité.
Mais la fête est ailleurs.
Durant cette pleine lune, la sève commence à remonter. Rien n’est encore visible pour nos cinq sens, et pourtant tout commence. L’énergie est là, souterraine, patiente, certaine. Elle se révélera au printemps.
Tou Bishvat honore ce temps de l’invisible, quand la vie travaille en silence.
Nous nous relions au règne végétal, seul à détenir ce pouvoir prodigieux :
Sortir de terre, défier la pesanteur Se dresser vers la Lumière.
L’eau de source porte la même signature : vivacité, fraîcheur, élan de vie.
Le vert n’est pas qu’une couleur. Placé au centre du spectre, il dit l’équilibre, la colonne centrale, la force qui tient debout. Une résistance vivante — Hitnagdout — non pas contre, mais pour :
Pour ne pas être englouti par la lourdeur du corps, par la pesanteur des pensées.
Tou Bishvat nous rappelle ceci :
Quand rien ne se voit encore,
La vie a déjà décidé de poindre...